Alberto Ruy Sánchez, entre las letras del deseo…

Treinta años después de su primera novela, el escritor mexicano Alberto Ruy Sánchez escribe libros con la mentalidad de un náufrago que echa botellas al mar, confiado en la aparición de lectores imprevistos capaces de apreciar su mensaje.

“Escribo para alguien inesperado, sabiendo que comunico porque a mí lo que me gusta es la experiencia de compartir historias”, asegura en entrevista a Efe el autor de “Los sueños de la serpiente”, una novela con tintes de ensayo, algo de colección de cuentos y también de reportaje.

Se trata de la historia de un hombre viejo que desentraña sus recuerdos y termina por inventarse a sí mismo a partir de sus memorias.

“La forma de este libro es algo distinto para lo que cuenta, la historia de un hombre destruido por situaciones sencillas. No es un héroe, no es un bueno contra los malos y es más culpable de lo que sabe”, asegura el intelectual de 65 años.

Emigrado a Estados Unidos, el personaje principal viaja luego a la antigua Unión Soviética para trabajar en la planta Ford que Stalin compró para tener una Detroit en su país, lo cual le sirve al escritor para desvelar en su libro la hipocresía del Gobierno de Moscú y recrear la filosofía de sus líderes, convencidos de la necesidad de eliminar físicamente a quien pensara diferente.

 

“Estamos llenos de intelectuales estalinistas convencidos de que asesinar es el costo de una Revolución, esa idea está en Lenin mismo”, dice y luego relaciona el tema con la realidad de México, donde hace años el Gobierno dejó de estar centralizado y ahora en cada estado hay autoridades con un poder total del que suelen abusar.

“Ahora tenemos la alianza de 32 virreyes absolutos de México (gobernadores de estados) y la alianza de los poderes con el narco. No es que el narco el que corrompió a la política, la política con su forma corporativista corrompió al narco. Mi libro habla de esos mecanismos, de cómo detrás de la construcción de algo se esconde la serpiente”, asegura.

Alberto Ruy Sánchez debutó como escritor de ficción con la novela “Los nombres del aire”, con la que ganó el premio Xavier Villaurrutia de 1987 y a partir de ahí ha permanecido como un escritor prolijo con habilidad para ligar géneros sin preocuparse por la opinión de los críticos puros ni por la de los eruditos.

“Nunca parto del género. Trato de expresar de la forma que pienso (…) Todos mis libros pueden ser descalificados por algún profesional del género y lo han sido. El primero lo llevé a una editorial de poesía y me dijeron es novela, intenté presentarlo como novela y me advirtieron (que) es poema”, dice.

En “El sueño de la serpiente”, el personaje principal se enamora de Silvya Ageloff, la mujer seducida por el asesino de León Trotsky, el español Ramón Mercader, quien la usa para entrar a la casa del comunista ruso y matarlo en 1940.

A diferencia de otros libros en la que la representan como una mujer fea, en su obra Ruy Sánchez la humaniza, al referirse al romance de su personaje con la enigmática mujer.

“Nadie dice que Carlos Monsiváis escribió sobre el temblor, pero era feo, no veo el porqué deben decirlo en el caso de una mujer. No solo es sexismo, es un juicio que la condena. Veo sus fotos y la veo normal, en todas las personas hay una belleza profunda y esta mujer debió haber sido muy interesante”, dice.

Ruy Sánchez empleó ocho años para escribir su novela y aunque le gustaría que la obra sea leída como “Los nombres del aire”, impresa de manera constante desde 1987, sabe que es una apuesta incierta.

“Si tendrá pocos lectores o muchos, no lo puedo saber y eso es lo maravilloso”, señala el autor, emocionado por el elemento de sorpresa que rodea sus “botellas echadas al mar”.

 

‘Los sueños de la serpiente’, novela donde protagonista va despertando poco a poco: Ruy Sánchez

 

 

Compilación realizada por Lorena Lacaille, escritora, metafísica, blogger, Especialista en feng shui y terapeuta en EFT (Técnicas de liberación emocional).

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Bienvenue à Three Pines: Chez Louise Penny.

” La femme qui tue. De son village en Estrie, Louise Penny décape la société québécoise dans des polars qui deviennent des best-sellers. ” Georges-Hébert Germain, L’actualité

Un outrage mortel, le 12e roman de Louise Penny, arrive sur les rayons précédé d’excellentes critiques. À sa sortie en anglais l’an dernier, le Washington Post a même déclaré qu’il s’agissait du meilleur roman de sa carrière.

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Dans Un outrage mortel, on retrouve le personnage fétiche de Louise Penny, Armand Gamache, qui accepte d’interrompre sa retraite pour prendre les commandes de l’école de police de la Sûreté.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

Un outrage mortel Louise PennyFlammarionEn librairie le 10 aoûtSon... (IMAGE FOURNIE PAR FLAMMARION QUÉBEC) - image 1.1

Un outrage mortel Louise PennyFlammarionEn librairie le 10 aoûtSon 13e roman en anglais, Glass Houses, paraîtra quant à lui le 29 août.

IMAGE FOURNIE PAR FLAMMARION QUÉBEC

Dans Un outrage mortel, on retrouve le personnage fétiche de Louise Penny, Armand Gamache, qui accepte d’interrompre sa retraite pour prendre les commandes de l’école de police de la Sûreté. Après avoir combattu la corruption au sein des forces policières, le voilà déterminé à tuer le ver dans la pomme, et donc à faire le ménage au sein de l’établissement. Comme le dit l’auteure, « si la muraille de Chine s’est écroulée, ce n’est pas à la suite d’attaques extérieures, mais bien à cause d’une brèche à l’intérieur ».

Mais on s’en doute bien, la tâche ne sera pas si simple pour le commandant. Entre les vieux fantômes, les anciennes façons de faire de l’école et les jeunes idéalistes qui ont choisi d’embrasser la carrière de policier, Gamache devra naviguer serré. En parallèle, les lecteurs retrouveront avec bonheur l’attachante petite communauté de Three Pines, qui se passionnera pour une mystérieuse carte – carte qui jouera un rôle clé dans le récit – et qui permettra de retracer l’histoire du village jusqu’à la Première Guerre mondiale.

UNE HISTOIRE DE TRANSMISSION

« Je voulais parler de transmission et de l’importance des mentors dans notre vie, confie Louise Penny, jointe à Londres, où elle a passé une partie de l’été. Gamache est un mentor pour les élèves de l’école de police. Et au sein de la petite communauté de Three Pines, Ruth est un mentor pour Claire. À travers ces deux personnages féminins, je voulais faire référence au mouvement des femmes. C’est grâce aux femmes avant nous que nous sommes arrivées là où nous sommes aujourd’hui. Un peu comme la communauté des fourmis qui forment un pont pour traverser la rivière, et dont les plus vieilles se noient pour permettre aux plus jeunes de traverser. Je trouve cette image très belle, très poignante. »

La vie est parsemée de mentors positifs, mais on peut aussi rencontrer des mentors négatifs. Il en est également question dans Un outrage mortel. Le personnage de Leduc, entre autres, ce policier qui incarne les vieilles façons de faire, exerce une influence néfaste sur certains élèves.

« Le roman parle aussi des choix que nous faisons chaque jour, les banals comme les importants, et les conséquences qui viennent avec. »

Armand Gamache fera donc des choix déterminants, comme celui d’accepter la demande d’admission d’une jeune fille dont la candidature avait été rejetée la première fois. Pourquoi ? C’est un des mystères du roman. Car à première vue, la jeune Amelia, avec sa méfiance, ses tatouages et ses piercings, n’a pas grand-chose en commun avec ses confrères. « J’ai côtoyé des jeunes femmes comme Amelia, dit Louise Penny. Elles sont comme nous, elles veulent appartenir à quelque chose de plus grand. »

Mais Gamache a ses raisons. Tout comme il a ses raisons de prendre contact avec son ancien complice Brébeuf pour lui faire une demande qui ne sera pas sans conséquence.

« Ces deux hommes-là s’aiment, mais il y a eu une trahison fatale entre les deux, observe l’écrivaine. Certains passages ont été difficiles à écrire, mais j’aime aborder des sujets avec lesquels je ne suis pas à l’aise. J’aurais aimé que ce soit plus facile, mais l’important, pour moi, c’est que ce que je décris soit fidèle à ce qui arrive dans la vraie vie. »

L’ESPRIT DE FAMILLE

Comme dans la plupart des romans de Louise Penny, on retrouve dans Un outrage morteldes références à l’art – la peinture, la musique, la littérature. Comme lorsqu’Armand Gamache offre à Amelia un exemplaire des Pensées de Marc Aurèle. « C’est plus qu’un livre que lui offre Gamache, précise l’auteure. C’est un héritage spirituel, une sagesse. Personnellement, les méditations de Marc Aurèle me font réfléchir au courage. Je n’ai pas toujours eu le courage d’assumer les conséquences de mes actes, mes personnages non plus. »

Autres thèmes récurrents dans l’oeuvre de Penny : l’amitié ainsi que l’esprit de communauté, qui est une des caractéristiques de la petite ville de Three Pines que les lecteurs de Penny apprécient tant. Ce même esprit de communauté (certains diront esprit de corps), on le retrouve également dans les rangs de la police. Et on le voit naître dans le petit groupe de jeunes recrues de l’école de police dirigée par Armand Gamache.

« De nos jours, tout le monde veut appartenir à un groupe, à une communauté, être dans une relation d’intimité avec des gens, estime Louise Penny. À mes yeux, il n’y a pas de différence entre la famille et les amis : mes amis sont mes frères et mes soeurs. Nous formons un clan avec un instinct tribal. »

Reste à voir si le clan résistera aux nombreux soubresauts imaginés par Louise Penny…

Louise Penny a longtemps travaillé comme journaliste à la radio anglaise de Radio-Canada avant de s’imposer comme “la plus récompensée des auteurs canadiens de romans policiers” (Maclean’s).

“Still Life”, le premier titre de sa série «Armand Gamache enquête », traduit sous deux titres français “En plein cœur” (Flammarion Québec, 2010), et “Nature morte” (Actes Sud, 2012), a remporté un nombre remarquable de prix prestigieux, du Creasy Dagger en Grande-Bretagne à l’Arthur-Ellis Award au Canada en passant par les Anthony et Barry Awards aux États-Unis, tous destinés à récompenser un premier roman, les ouvrages suivants ont plus que confirmé ce succès.

Suivront, toujours avec l’inspecteur Gamache, “Sous la glace”(2011), “Le Mois le plus cruel” (2012) et “Défense de tuer” (2013).

Ses romans figurent aux palmarès des meilleures ventes. Comme plusieurs de ses personnages, elle habite les Cantons-de-l’Est.

En 2011, elle demeure à Sutton au Québec où se situe le décor des enquêtes de l’inspecteur québécois Armand Gamache de la Sûreté du Québec. Les livres de cette série lui ont valu quatre fois de suite (2007–2010) le prix Agatha pour le roman policier de l’année qui se conforme au style d’Agatha Christie.

La série des enquêtes de l’inspecteur Armand Gamache, en est à son septième volume aux États-Unis.

 

 

Compilation réalisée par Lorena Lacaille.

!Activa tu GPS! Julio Bevione

“En el mundo podemos confirmar lo que llevamos dentro. Si estamos en paz, veremos el cielo y si estamos desordenados internamente, todo será caos. Esa es la elección más importante que tenemos que hacer como seres humanos. ¿Quiero vivir en el cielo o en el infierno? Primero lo creo en mí y luego lo reflejo en mi mundo.”

 Así es como Bevione presenta su nueva mirada sobre la vida espiritual.

Es comunicador y autor de once libros de temáticas espirituales. Nació en Villa Santa Rosa, Córdoba, Argentina, en 1972 y desde 1997 radica en Estados Unidos, actualmente en la ciudad de Nueva York.

Aunque nunca hubo un episodio que marcara su búsqueda, asegura que desde siempre tuvo un deseo de respuestas del comportamiento humano, la búsqueda de la felicidad y la paz interior.

“No he tenido ninguna experiencia mística ni epifanía, sólo constantes momentos de ‘darme cuenta’, de romper mis moldes mentales y ver más allá de lo que pensaba que podía ver”, asegura

Bevione se ha dedicado a compartir sus ideas que ayudan a encontrar entendimiento y paz interior. Herramientas sencillas para que las personas inicien un proceso de autoconocimiento y descubrimiento espiritual. Un claro mensaje de cómo vivir una vida más fácil, simple y abundante.

Con su trabajo, guía a las personas para que identifiquen y purifiquen sus miedos y pensamientos limitantes, invitando a establecer relaciones más amorosas y a vivir con libertad, mayor consciencia y compromiso.

Es autor de once libros: “Vivir en La Zona”, “52 semanas para Vivir en La Zona”, “¡Qué maravilla!, Mis primeros pasos en la espiritualidad” junto a Sebastián Carignano (género infantil), “Abundancia, vivir sin miedos”, “Aceptación, vivir en paz”, “Relaciones, vivir en armonía”, “Silencio, Vivir En El Espíritu”, estos últimos como parte de la colección “En La Zona”, así como “Respira… y Sal de tu Crisis”, “Espiritualidad, para una vida más fácil, simple y abundante”, “La vida en 5 minutos”. Su más reciente es “!Activa Tu GPS!”. Todos disponibles en papel, en formato digital y audiolibro.

 Nuestra presencia en el mundo tiene un propósito, y hasta que no lo encarnemos, el alma seguirá impulsándonos a descubrirlo.


Los seres humanos, después de haber insistido en tomar decisiones usando solo la razón, comenzamos a despertar la inteligencia ligada al corazón y a nuestra alma. Esto se llama «inteligencia espiritual».
El éxito, como realización personal, está abierto a las personas  que en sus decisiones, consciente o inconscientemente, incluyeron la sabiduría de su alma, que es la única capaz de transcender los conceptos tan extremos de lo bueno y lo malo, de las aparentes carencias y los límites que creamos tener, para encontrar un camino posible con nuestros propios recursos, la mayoría de ellos internos.
El alma es tu GPS, úsalo para alcanzar la felicidad

 

 

El propósito del alma. Entrevista a Julio Bevione – Expo Vida Consciente

 

Compilación realizada por: Lorena lacaille, escritora, metafísica, especialista en Feng shui y terapeuta en EFT (Técnicas de liberación emocional)

«Mindfulness en la vida cotidiana»: Jon Kabat-Zinn

El Midfulness, también conocido como la atención plena se sitúa en en la práctica de la meditación budista, pero su esencia es universal y tiene un profundo beneficio práctico para cualquier persona en tanto en su vida cotidiana como en su trabajo.

Pocas veces somos conscientes de la belleza que encierra en momento presente, ya que nuestra mente es proclive a ‘errar’ pensando en el futuro y o en el pasado. Nuestra naturaleza nos aleja así de centrar nuestros sentidos en el momento presente, el momento que realmente tenemos para vivir y para crecer personalmente. El Mindfulness nos enseña a anclar nuestros sentidos al aquí y al ahora.

Jon Kabat-Zinn es fundador y director de la Stress Reduction Clinic y el Center for Mindfulness in Medicine, Health Care, and Society en la facultad de Medicina de la Universidad de Massachussets, así como profesor emérito en dicha universidad. Kabat- Zinn es el creador de la técnica de Reducción del Estrés Basada en la Atención Plena (REBAP) y el gran divulgador del concepto de Mindfulness en occidente. En su libro ‘Mindfulness en la vida cotidiana‘ nos muestra el camino para practicar la meditación y desarrollar la atención plena en nuestras vidas. El libro se dirige tanto a los que se aproximan por primera vez al Mindfulness como a aquellos practicantes ya experimentados, a todos aquellos que desean disfrutar de todos los momentos enriquecedores de la vida.

 

¿Qué es mindfulness? Jon Kabat-Zinn

 

 

 

 

Compilación realizada por: Lorena Lacaille, escritora, metafísica, Especialista en Feng shui y terapeuta en EFT (Técnicas de Liberación Emocional).

«Encuentra tu elemento»: Ken Robinson y Lou Aronica

 

Las herramientas para que el lector encuentre su propio Elemento

El Elemento, el imprescindible libro de Ken Robinson, abrió a millones lectores en todo el mundo una nueva perspectiva acerca de la realización personal al unir el talento natural de cada individuo con sus pasiones personales.

Ken Robinson propone ahora una pauta práctica que continúa el camino abierto por su libro anterior. Encuentra tu Elemento es la guía, tanto tiempo esperada, que ayudará a los lectores a encontrar su propio Elemento, y da respuesta a preguntas como:

¿Cómo puedo averiguar cuáles son mis talentos y mis pasiones?

¿Qué sucede si me gusta algo para lo que no sirvo?

¿Qué debo hacer si soy bueno en algo que no me gusta?

¿Qué ocurre si no puedo vivir de mi Elemento?

¿Cómo puedo ayudar a mis hijos a encontrar su Elemento?

Encuentra tu Elemento llega en un momento crítico cuando los retos de la economía, la educación y el medio ambiente requieren de nuestros talentos y pasiones más que nunca. Tal como Robinson escribe en el prólogo, no importa dónde estés, ni a qué te dediques, ni tu edad. Si estás buscando tu Elemento, este libro es para ti.

 

Nota: el vídeo dura 55 minutos, pero creanme que no van a arrepentirse, vale mucha la pena verlo y escuchar a Ken Robinson, por algo es de los mejores conferencistas del mundo.

Ken Robinson – Cómo Encontrar La Pasión (Finding Your Element)

 

 

Compilación realizada por:Lorena Lacaille, escritora,traductora, metafísica, especialista en Feng shui y terapeuta en EFT (Técnicas de Liberación Emocional).

La locura del solucionismo tecnológico: Evgeny Morozov «el hereje digital».

En su nuevo libro, ‘La locura del solucionismo tecnológico’ (Clave Intelectual, 2015), el intelectual bielorruso carga contra los peligros de Internet y el discurso tecnoutópico

Hubo un tiempo en que Evgeny Morozov creyó en la revolución digital. Confió en el poder emancipador de la Red, en la abolición de las viejas jerarquías, en la emergencia de un paraíso horizontal más justo, en unas nuevas tecnologías capaces de alumbrar un mundo mejor. Le duró poco la fiebre. Fue a mediados de la década de los años 2000, en los días en que vio cómo los blogs y los mensajes de texto espoleaban la revolución naranjade Ucrania y el ­crowdfunding avivaba la campaña del candidato demócrata norteamericano Howard Dean. Poco tardó en darse cuenta de que las nuevas herramientas tecnológicas también podían ser usadas por los Gobiernos para vigilar, generar propaganda y manipular la conversación en las redes. Fruto de estas reflexiones fue El desengaño de Internet (Destino, 2012), libro en el que se mostraba escéptico sobre la capacidad de las redes de ser instrumento de cambio político. Un escepticismo que se expande en su nuevo libro, La locura del solucionismo ­tecnológico (Clave Intelectual, 2015).

Morozov se come un bocadillo en una sala de reuniones del Waterfront Congress Center de Estocolmo, ubicado junto a la estación central de la capital sueca. Acaba de pronunciar una de sus provocadoras conferencias en el Internetdagarna, evento tecnológico anual, y no le ha dado tiempo ni a comer. Vestido de negro de la cabeza a los pies, se muestra como un entrevistado rápido, prolijo. Su análisis de la tecnología ha despegado y se ha convertido en un discurso político con vocación transformadora.

Existe una narrativa, muy extendida, sobre la idea de compartir en Internet; las empresas tecnológicas nos invitan a hacerlo constantemente. ¿Diría que como consecuencia de ello compartimos más? Silicon Valley hizo una especie de alianza en los setenta con intelectuales. Siempre habrá gente, a los que llamaré idiotas útiles, que intentarán capturar el zeitgeist [espíritu de la época]. Habrá libros, conferencias y charlas para que esos intelectuales puedan hacer de portavoces de la causa. Silicon Valley promueve mininarrativas. Nos habla de la web 2.0 y, cuando se agota, habla del Internet de las cosas, de la economía colaborativa… Identifican pequeños fragmentos, ocupan el debate durante dos años y luego salen con una nueva historia. No hay mucho contenido en esas narrativas. He trabajado durante suficiente tiempo en esto como para decir que son tonterías. Después de la economía colaborativa vendrá la economía solidaria, de los cuidados. Lo que nos dicen estas empresas es falso. Cuando voy por ahí diciendo que para entender a Silicon Valley hay que mirar a Wall Street, al Pentágono, a las finanzas, a la geopolítica o al imperialismo, les resulta incómodo escucharlo porque prefieren hablar de los fondos de capital riesgo, de los emprendedores, del garaje de Steve Jobs, del LSD…

Esos dispositivos que usamos, llamados inteligentes, ¿nos pueden convertir en más estúpidos? Hay que impugnar la palabra inteligente. Me gusta aplicar una perspectiva histórica. Muchos de los dispositivos inteligentes que nos rodean reflejan intereses y compromisos de la gente que los fabrica o configura. El motivo por el que la gente comprueba una y otra vez su Facebook o Twitter en el teléfono es que los sistemas han sido diseñados para crear esas dependencias. El modelo de negocio de este tipo de servicios es así. Cuantos más clics hago, más valioso soy; ocurre, casi, como con el condicionamiento de Pavlov. Cuantos más clics míos consiguen, más dinero hacen conmigo, lo que hace que diseñen los servicios para maximizar esos clics. Yo tengo una perspectiva cínica, banal y racional de que el dinero es lo que rige el mundo. Y eso explica el modo en que se conciben los servicios. ¿Que ese sistema nos distrae y dificulta que nos centremos? Por supuesto. ¿Es un problema de los dispositivos inteligentes? No. Es cuestión del modelo de negocio. Me niego a creer que no haya otra manera de generar comunicación entre la gente sin generar distracción. Sería la derrota final de la imaginación. Debemos ser capaces de soñar y pensar en términos que no estén definidos por Silicon Valley. Para mí, en este punto, las empresas de tecnología son como las cadenas de comida rápida, las casas de apuestas o los casinos: crean y manufacturan una adicción que luego tiene unas consecuencias. En el caso de las tecnológicas, la distracción.

Las empresas de tecnología crean una adicción que genera distracción”

La directora de operaciones de Facebook, Sheryl Sandberg, dice que Facebook nos ayuda a expresar nuestro auténtico yo. Esta plataforma probablemente cambia el modo en que nos percibimos a nosotros mismos o cómo nos construimos, ¿qué opina?Facebook es un servicio que se basa en hacernos sentir ansiosos, sobre nosotros, nuestros amigos, nuestro lugar en la sociedad. La gente invierte mucha energía en actualizar la información, la ansiedad es la moneda que lo rige. En este sentido, está claro que tu ser en Facebook afecta a cómo te concibes a ti mismo, cómo ves tu relación con los amigos, cómo te presentas ante otros…

¿Quiere decir que cuanto más lo usa uno, más ansioso es? No digo que sea una relación lineal, aunque probablemente podría ser así. Debe de haber un momento en que se llegue a una meseta de ansiedad y, en ese punto, te medicas, te suicidas o te calmas [risas]. Es la psicopatología del hipercapitalismo.

¿En qué consiste la psicopatología del hipercapitalismo? ¡Es una explotación de tus más queridas e íntimas relaciones! Tu ­amistad con otras personas para beneficio de una gigantesca compañía norteamericana. Con Facebook es menos visible. Ni siquiera concebimos que sea posible organizar un proyecto de resistencia a estas empresas. Atacar a Facebook ahora es atacar al capitalismo más avanzado. Frente a los que propondrían un cambio en el algoritmo de Facebook, yo soy más drástico: yo construiría una alternativa a Facebook con dinero ­público en vez de aceptar que la única manera de organizar las comunicaciones es a través de esta firma.

En ese afán de Silicon Valley de intentar solucionar cada problema al que se enfrenta el ser humano, parece que Whats­App intentara buscar una solución para nuestra soledad. Silicon Valley te venderá cualquier cosa que le permita hacer dinero. Si es con la soledad, te venderá herramientas para hacer dinero con tu soledad. Pocas cosas, hoy en día, no están sujetas al mercantilismo. Silicon Valley crea problemas con una mano que intenta solucionar con la otra vendiéndonos nuevos productos.

A menudo le han calificado de tecnoescéptico o tecnófobo. Pero lo que usted dice en su nuevo libro es que es un hereje digital. Sí, usé ese término. Era un modo de posicionarme frente a los debates contemporáneos sobre Silicon Valley. Lo cierto es que si por hereje se entiende a alguien que dice cosas que son peligrosas, subversivas y que van contra la corriente del debate, soy un hereje, aunque solo sea por naturaleza sociológica. Pero mi herejía se ha extendido a otros temas; ya no soy un hereje digital, ahora estoy más confortable siéndolo en la política y la economía.

Su discurso en los últimos tiempos está muy orientado hacia la cuestión de los datos. ¿Qué es lo que hace que el debate en torno a este asunto sea para usted crucial? Estamos en una era en que los datos son algo en torno a lo que emergen nuevos modelos de negocio y nuevas formas de explotación.

Pero la gente, en general, no parece excesivamente preocupada por ceder sus datos. Lo importante es identificar los puntos de explotación, aunque esta se haga de manera que resulte placentera.

¿Google y Facebook nos están explotando?Explotan los datos que generamos para hacer dinero con ellos; lo cual tiene muchas otras consecuencias, como el modo en que esto facilita la vigilancia. Para mí, básicamente, Google quiere ser el nuevo Estado del bienestar y el nuevo partido político. Quieren reunir tantos datos como puedan. Y, proactivamente, luchan contra las enfermedades; proactivamente, quieren que estés más sano; proactivamente, quieren que aprendas cosas que no habrías aprendido de ningún otro modo; generan tiempo libre para ti y solo tendrás acceso a él si usas su sistema. En ese sentido, se convierten en el vehículo a través del cual se genera un tipo de movilidad social o de avance. Mi miedo es que ya no haya marcha atrás. Ellos poseen la infraestructura, tienen los datos. Y si se quiere poner en marcha un servicio alternativo, será complicado.

Evgeny Morozov
El intelectual bielorruso Evgeny Morozov. 

¿Qué es lo que se hace con nuestros datos? En las últimas cinco décadas, los datos se han convertido en una de las más preciadas mercancías. Tu seguro quiere saber qué posibilidades tienes de enfermar; tu banco quiere saber qué probabilidades tienes de no pagar tu hipoteca. Hay un mercado gigante de la venta de datos, no solo de tipo digital: si no miras lo que firmas cuando ofreces datos, es más que posible que acaben siendo agregados en una base administrada por un puñado de firmas norteamericanas.

¿Y qué es lo que se debería hacer con ellos? Hay tres opciones. Una es el statu quo: que un par de monopolios, Google y Facebook, continúen recopilando aún más información sobre nuestra vida para que pueda ser integrada en dispositivos inteligentes: mesas inteligentes, termostatos inteligentes; cualquier cosa que tenga un sensor generará un dato. Google Now es el paradigma de un sistema que intenta hacer acopio de todos esos datos para hacer predicciones y darte ideas. Si sabe que vas a volar te recuerda que hagas el check in, te dice el tiempo que te va a hacer, como un asistente virtual. Es el discurso de Google en términos de movilidad social: dar a los pobres los servicios que los ricos ya reciben.

¿Cuáles son las otras opciones? La segunda es seguir a los disruptores. Hay compañías que chupan nuestros datos y los convierten en dinero. Una solución es que cada cual capture sus propios datos y los integre en un perfil, dando acceso a quien quiera y cobrando por ello. De ese modo, uno se convierte en un empresario. Y la tercera opción aún no está muy articulada, pero debería ser perseguida. Los datos, en un buen marco político, económico y legal, pueden llevarnos a servicios fantásticos. El único futuro del transporte público es una combinación de datos, algoritmos y sensores que determinan dónde está la gente y adónde quiere ir.

¿Y de quién serían los datos en este caso? Habría que oponerse a que el paradigma de la propiedad privada se extienda a los datos. Ha habido esfuerzos de comercializar hasta el aire, y hay que oponerse. Los datos, sin la capacidad de analizarlos, no son gran cosa. Hoy en día solo algunas grandes empresas son capaces de estudiarlos. Esa información debería estar bajo un control público, que no significa un control del Estado, sino de los ciudadanos. La reciente fascinación en Europa por esa idea del común, que no tiene nada que ver con la de los comunes, es un marco sano. La gente podría ceder esos datos voluntariamente, pero siendo propietaria de estos.

Esta es una postura política, ¿qué es lo que le interesa del común? Mi propio cambio político y filosófico de los últimos años ha ocurrido porque de pronto resultó obvio para mí que no puedes ganar batallas a Silicon Valley de modo disperso. Puedo escribir una reseña al día, pelearme con esta gente en Twitter, y eso no cambia nada. La única manera de cambiar las cosas es empotrarte en los procesos políticos y económicos que pueden cambiar las cosas de verdad. Para mí significa que tengo que adoptar una posición realista y sobria sobre lo que es posible alrededor de los que intentan impugnar lo que Silicon Valley, Washington, Wall Street y el Pentágono intentan en el globo.

¿Y qué es lo que están intentando hacer? Dinero. Tengo una explicación de cómo funciona todo: un puñado de empresas marcan el tempo y el ritmo al que funciona el mundo. Son las que influyen en los textos que se están aprobando de los tratados transatlánticos que están a punto de firmarse en Europa y Estados Unidos. Esos tratados están redactados para proteger a las empresas y no a los ciudadanos. En este sentido, soy cínico, o realista, acerca de cómo está distribuido el poder en el mundo en estos días. A Google y Facebook les gustaría expandirse a otras zonas del globo para acumular más usuarios, más datos, venderles más anuncios. Pero es muy difícil que haya gente que haga una lectura política de Google y Facebook porque los ven o como inofensivos e inocentes, o como heraldos del poscapitalismo, o como plataformas para evitar la hegemonía de los medios. Facebook es bueno, piensa la gente, porque nos permite enviar mensajes al margen del dominio de los periódicos y televisiones. Incluso los movimientos políticos que intentan desafiar la dominación de la ideología neoliberal en estos días no pueden hacer una lectura sobria de Silicon Valley.

Evgeny Morozov

Ha experimentado un gran cambio físico en los últimos dos años. Ha perdido 40 kilos. Cuando se mudó de Palo Alto a Boston, cambió de hábitos, empezó a hacer ejercicio y dejó de comer carne. Nacido en Soligorsk, Bielorrusia, en 1984, en una familia que trabajaba en las minas de potasio locales, se formó en la American University de Bulgaria, un centro de formación de líderes. Con sus estudios de Económicas y Administración de Empresas, hizo unas prácticas en JP Morgan antes de desviarse hacia las nuevas tecnologías y pronto vio la cara oculta del discurso tecnoutópico. Es autor de El desengaño de Internet (2012) y La locura del solucionismo tecnológico (Clave Intelectual, 2015).

¿Usted, en realidad, qué quiere cambiar?Yo quiero cambiar muchas cosas. El proyecto de oponerse al poder de las grandes empresas, que tradicionalmente ha sido una prerrogativa de la izquierda, ya no entiende cómo funciona el dominio hoy, porque no hacen un buen análisis de la tecnología, y no son capaces de construir o reclamar infraestructuras que han sido entregadas con las privatizaciones. Sin una lectura política adecuada de cómo encaja Silicon Valley en todo esto, no pueden oponerse al poder de las empresas. Si coges a Yanis Varoufakis, que, probablemente, es la cara de la oposición a la agenda neoliberal en Europa: es un gran tipo, con cosas interesantes que decir, pero ¿su comprensión de la dimensión tecnológica del proyecto neoliberal moderno?: cero. Tomemos Syriza, o Podemos, o muchos otros actores que intentan oponerse al capitalismo neoliberal hoy. Tienen un problema para comprender la que, para mí, es la característica más importante del capitalismo hoy en día: su naturaleza de fenómeno propulsado por las tecnologías digitales de la información.

Y entonces… La menos ambiciosa de mis tareas sería, al menos, poner estas cuestiones sobre la mesa para que puedan reflexionar sobre ellas quienes están oponiéndose al actual neoliberalismo comandado por las grandes empresas; conseguir que lo escuchen algunas personas que están inmersas en una gran confusión sobre el estado de las cosas actual, que ni siquiera discuten nada porque creen que la vieja división de la tribu de la izquierda ya pasó, que piensan que el capitalismo va a ser reemplazado por una economía colaborativa, una sociedad pospoder, muy horizontal…

No sé si este es un buen resumen, pero, escuchándole, parece que usted ahora cuestionara más el neoliberalismo que a Silicon Valley. Sí, es un buen resumen. Para mí Silicon Valley es un efecto, y no la causa, del neoliberalismo. Hay algunos cambios estructurales del capitalismo que están conectados con la tecnología. Sería incorrecto pensar que todos los demás factores que han dado forma al paisaje en el que se hace política se hayan vuelto obsoletos. Es importante tener clara la conexión de Silicon Valley con el Ejército norteamericano, que aún provee buena parte del dinero.

¿A Silicon Valley? A Silicon Valley, a las startups, la robótica, la biotecnología, el reconocimiento facial…

¿Y esto qué implica? Que el factor tradicional de análisis para explicar el mundo, que fue siempre la guerra, la militarización, no ha desaparecido. Silicon Valley actualmente representa a algunas fuerzas estructurales que fueron identificadas hace tiempo. La guerra, Wall Street… ¿De dónde viene todo ese dinero que se invierte en estúpidas startups? Es increíble ver que cualquiera que quiera crear una app en Silicon Valley pueda levantar 10 millones de dólares en una tarde. Hay que entender los cambios en la economía global. ¿Por qué se ha redirigido tanto dinero de la economía real, fábricas, inversiones en el sector productivo, hacia el capital financiero especulativo? Nuestros fondos de pensiones ya no se invierten en bonos del Estado seguros, sino en otros fondos que reinvierten en firmas de capital riesgo que reinvierten en startups. Se puede focalizar el análisis en Silicon Valley, pero hay que entender lo que lo hace posible.

Usted cursó estudios en una universidad con fundamentos ideológicos liberales, pero ¿influye de algún modo en su visión política el hecho de haber sido educado en Bielorrusia? Bielorrusia no influyó demasiado en mi educación política. Es un lugar de Europa interesante porque ha conseguido congelar el tiempo. No niego las violaciones de derechos humanos y la falta de libertad de expresión. Pero congelar el tiempo, como modo de impedir la toma neoliberal de la industria, es interesante, los historiadores lo estudiarán. En cualquier caso, mi visión no tiene nada que ver con el hecho de haber crecido en Bielorrusia. Soy de izquierdas, pero de la izquierda consciente de los peligros de la centralización del poder y de la inflexibilidad.

Y ya en otro orden de cosas, los atentados de Paríshan vuelto a despertar el viejo debate sobre los límites de la privacidad y los de la seguridad. ¿Cómo se sitúa ante esta cuestión? La evidencia empírica muestra que es muy difícil decir que las técnicas avanzadas de vigilancia implementadas en Europa y Norteamérica desde hace tiempo hayan dado frutos. No vemos pruebas que sugieran que la capacidad de los servicios de inteligencia de monitorizar las actividades de terroristas o sospechosos conocidos, de gente que ha estado en el radar de los trabajos de seguridad, con leyes ya bastante permisivas, haya conseguido gran cosa. Así que no tengo motivos para creer que vayan a ser más eficientes si van por ese camino.

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Al final de este interesante ensayo, Evgeny Morozov dice que espera que en el futuro exista la «pequeña posibilidad de sostener un debate relevante sobre lo apropiado o no de las soluciones tecnológicas para determinado problema». Su premisa es, pues, bien clara: el «solucionismo» y lo que llama «internet-centrismo» son corrientes de opinión (y acción) que pretenden simplificar nuestra compleja realidad social aplicando soluciones extemporáneas —cuando no peligrosas— a problemas menores o inexistentes. Lejos de adoptar una postura tecnófoba, el autor reivindica el papel de los avances tecnológicos y su aplicación en nuestra vida cotidiana; sin embargo, se esfuerza en relativizar el papel destacado que tratan de otorgarles los geeks y gurús digitales.

Morozov comienza su argumentación hablando sobre la obsesión de los tecnólogos por eliminar lo que ellos consideran «imperfecciones» de nuestros hábitos o comportamientos diarios; pese a su afán «solucionista» (el subtítulo original del libro, To save everything, click here, refleja muy bien esto), la imperfección y la ambigüedad son elementos tan inherentes al desarrollo humano que en muchas ocasiones la respuesta tecnológica no hace sino pervertir los comportamientos y empobrecer la interacción. Por este motivo el autor toma prestado el término «solucionismo» del campo de la arquitectura para referirse a las soluciones atractivas y simples que se tratan de aplicar a problemas complejos y polémicos.

A lo largo del libro se toman como ejemplo multitud de proyectos, aplicaciones y empresas; quizá el crowdsourcing sea una de las actividades más controvertidas, en tanto deposita en el usuario/cliente/consumidor la responsabilidad (no solo económica, sino incluso moral) de «arreglar» aquello que no está bien. Morozov, con mucha ironía, lo tilda de «explotación digitalmente distribuida», mostrando así el cambio de foco que se produce cuando se observan los procesos digitales de colaboración masiva desde una óptica sociológica.

De igual modo se advierte de los peligros que implica la gamificacion y la ludificación aplicadas a los ámbitos sociopolíticos. Una y otra vez, merced a ejemplos extraídos de diversos campos, se advierten los riesgos que corremos como sociedad cuando introducimos comportamientos propios del juego (o, por extensión, del consumismo) en los dominios públicos, ya sean políticos o comunitarios. Los servicios que debe proporcionar un servicio público, o la política en general, no son los mismos que cabría esperar de un proyecto privado; la preocupación por el bien común no casa bien con el tipo de expectativas de (auto)satisfacción que se esperan de un juego.

Una de las críticas más coherentes y lúcidas del ensayo se dirige contra la «memeficación» de las noticias y la decadencia de los medios actuales. Siguiendo al experto en medios C. W. Anderson, Morozov distingue entre audiencias algorítmicas y audiencias deliberativas: las primeras son aquellas que reciben información en función de lo que se cree que puede interesar más, discriminando así posibles noticias relevantes frente a las que pueden ser más exitosas en términos de difusión; las audiencias deliberativas, por el contrario, eran interpeladas por el publicador/divulgador/periodista para que se involucraran en el debate, más allá del interés personal en los hechos (es decir: se buscaba un interés común, público).

El tema de la privacidad, la exposición y el autoseguimiento también se trata en varios epígrafes del texto. La persecución obsesiva por la máxima exposición y la omnipresencia en las redes son consecuencias insoslayables del prurito por afirmar la singularidad en un universo (el de las redes sociales) en el que parece que todos debemos aportar algo relevante y excepcional. La exposición masiva de nuestros datos personales es utilizada, obviamente, para generar dinero por las compañías que gestionan esa información; pero, además, asistimos a una banalización de la intimidad que minusvalora la importancia que puede llegar a tener el mantener ciertos aspectos de nuestra vida ocultos a ojos de los demás.

Por otro lado, la diferencia (sutil, pero importante) entre la preservación y el recuerdo es, en opinión de Morozov, más imprescindible que nunca; en sus propias palabras:

Cuando no se reflexiona sobre lo que debería preservarse, los registros […] pueden reducir la cantidad de cuestionamientos que nos hacemos acerca de la relativa importancia de los sucesos registrados; la enormidad del archivo tal vez esconda esa importancia.

En suma, Morozov opina (con toda la razón, a mi entender) que el futuro de las tecnologías no depende del modo de funcionamiento o desarrollo actual de internet, sino de cómo queremos que sean y se relacionen con las personas. El estado actual de cosas, y los usos que hacemos de la tecnología, no condiciona sus posibles cambios futuros; en nuestras manos está el hacer que internet, y la tecnología en general, sean lo que deseamos que sean.

Compilación realizada por Lorena Lacaille.

 

Amélie Nothomb nous présente son dernier ouvrage « frappe toi le coeur »

 

L’histoire est celle de Diane, une jeune fille supérieurement intelligente, sensible et généreuse, mais traitée avec dureté par Marie, sa mère, qui lui voue, depuis le jour de sa naissance, une jalousie proche de la haine. L’enfant observe que sa mère déborde par contre d’amour pour son frère et, surtout, pour sa sœur. Elle cherche tout d’abord à se faire, elle aussi, aimer de Marie, avant de comprendre la vanité de l’entreprise et d’en tirer les conséquences…
À travers l’histoire de Diane, c’est à une exploration de la maternité, et plus encore de la relation mère-fille, qu’Amélie Nothomb nous convie. Dans Frappe-toi le cœur, les pères sont des hommes faibles, effacés, qui laissent toute latitude à leurs épouses. Lesquelles se révèlent des mères cruelles, envahissantes, destructrices. Des monstres.

 

Premier Chapitre

Marie avait 19 ans, son heure était venue. Une existence formidable l’attendait, elle le sentait. Elle étudiait le secrétariat, ce qui ne présageait rien – il fallait bien étudier quelque chose. On était en 1971. « Place aux jeunes », entendait-on partout.

Elle fréquentait les gens de son âge aux soirées de la ville, elle n’en manquait pas une. Il y avait une fête presque chaque soir pour qui connaissait du monde. Après une enfance calme et une adolescence ennuyeuse, la vie commençait. « Désormais, c’est moi qui compte, c’est enfin mon histoire, ce n’est plus celle de mes parents, ni de ma sœur. » Son aînée avait épousé un brave garçon l’été d’avant, elle était déjà mère, Marie l’avait félicitée en pensant : « Fini de rire, ma vieille ! »

Elle trouvait grisant d’attirer les regards, d’être jalousée des autres filles, de danser jusqu’au bout de la nuit, de rentrer chez elle au lever du jour, d’arriver en retard au cours. « Marie, vous avez encore fait la vie, vous », disait à chaque fois le professeur avec une fausse sévérité. Les laiderons qui étaient toujours à l’heure la contemplaient rageusement. Marie éclatait de son rire lumineux.

Si on lui avait dit qu’appartenir à la jeunesse dorée d’une ville de province n’augurait rien d’extraordinaire, elle ne l’aurait pas cru. Elle ne prévoyait rien de particulier, elle savait seulement que ce serait immense. Quand elle s’éveillait le matin, elle sentait dans son cœur un appel gigantesque, elle se laissait porter par cet enthousiasme. Le jour neuf promettait des événements dont elle ignorait la nature. Elle chérissait cette impression d’imminence.

Lorsque les filles du cours parlaient de leur avenir, Marie s’esclaffait en son for intérieur : mariage, enfants, maison – comment pouvaient-elles se contenter de cela ? Quelle sottise de mettre des mots sur son espérance, à plus forte raison des mots aussi mesquins ? Marie ne nommait pas son attente, elle en savourait l’infini.

Aux fêtes, elle aimait que les garçons n’en aient que pour elle, elle veillait à ne donner la préférence à aucun – qu’ils soient tous pâles d’angoisse de ne pas être choisis. Quel plaisir d’être cent fois respirée, mille fois convoitée, jamais butinée !

Il y avait une joie encore beaucoup plus puissante : il s’agissait de susciter la jalousie des autres. Quand Marie voyait les filles la regarder avec cette envie douloureuse, elle jouissait de leur supplice au point d’en avoir la bouche sèche. Au-delà même de cette volupté, ce que disaient ces yeux amers posés sur elle, c’était que l’histoire en cours était la sienne, c’était elle qu’on racontait, et les autres souffraient de se découvrir figurantes, invitées au festin pour en récolter les miettes, conviées au drame pour y mourir d’une balle perdue, c’est-à-dire d’une brûlure qui ne leur était pas destinée.

La destinée ne s’intéresserait qu’à Marie et c’était cette exclusion des tiers qui la faisait suprêmement jubiler. Si l’on avait tenté de lui expliquer que l’envers de la jalousie équivalait à de la jalousie et qu’il n’y avait pas de sentiment plus laid, elle eût haussé les épaules. Et aussi longtemps qu’elle dansait au centre de la fête, la joliesse de son sourire pouvait donner le change.

Compilación realizada por Lorena Lacaille.